En janvier dernier, l’intelligence artificielle chinoise Dipsic a été lancée et a rapidement fait parler d’elle. Concurrençant directement ChatGPT sur le plan technique et économique, cette IA a impressionné de nombreux observateurs. Cependant, son développement ne respecte pas les normes juridiques européennes.
Quelques jours seulement après son lancement, la CNIL italienne (la Garante) a déclaré illicite le traitement des données personnelles par Dipsic et a ordonné sa fermeture temporaire en Italie, le temps de l’enquête. L’application n’est donc plus disponible sur le territoire italien.
Les raisons de la condamnation de Dipsic
La CNIL italienne s’est appuyée sur le RGPD pour justifier sa décision. Plusieurs manquements ont été relevés :
Une interdiction qui pourrait s’étendre
Cette affaire démontre qu’une autorité nationale peut interdire une application ne respectant pas les réglementations européennes. L’Italie n’en est pas à son premier coup, ayant déjà bloqué ChatGPT en 2023 avant de condamner OpenAI à 15 millions d’euros d’amende en novembre dernier.
Si Dipsic ne se conforme pas au droit européen, elle risque une interdiction définitive en Italie et potentiellement dans toute l’Union européenne. Cette décision met en évidence la capacité des régulateurs à réagir rapidement et à faire respecter les droits des citoyens européens.
Une leçon pour les nouvelles technologies
Cette condamnation envoie un message clair : innover sur le plan technique et économique ne suffit pas, il faut également se conformer aux réglementations en vigueur. L’Europe n’a pas à subir les conséquences des nouvelles technologies qui ne respectent pas ses lois.
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